Venez avec moi goûter le plaisir des mots

Lettre d’un vieux père à son fils

 

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Si un jour tu me vois vieux,

si je me salis quand je mange

et que je ne réussis pas à m’habiller,

sois compréhensif,

souviens toi du temps

que j’ai passé pour t’apprendre.

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Si quand je parle avec toi

je répète toujours les mêmes choses,

ne m’interromps pas, écoutes moi,

quand tu étais petit

je devais te raconter chaque soir

la même histoire avant que tu ne t’endormes.

Quand je ne veux pas me laver

ne me fais pas honte,

souviens toi

quand je devais te courir après

en inventant milles excuses

pour que tu ailles au bain.

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Quand tu vois mon ignorance

pour les nouvelles technologies,

donnes moi le temps nécessaire

et ne me regardes pas avec ce sourire ironique,

j’ai eu tant de patience pour t’apprendre l’alphabet.

Quand par moment je n’arrive pas à me souvenir

ou que je perds le fil de la conversation,

donnes moi le temps nécessaire

à retrouver la mémoire

et si je n’y arrive pas ne t’énerves pas,

la chose la plus importante

n’est pas ce que je dis

mais le besoin d’être avec toi

et de t’avoir là à m’écouter.

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Quand mes jambes fatiguées n’arrivent plus

à tenir la cadence de tes pas,

ne me considères pas comme un boulet,

viens vers moi et offres moi la force de tes bras

comme je l’ai fait lorsque tu as fait tes premiers pas.

Quand je dis que j’aimerais être mort,

ne te fâches pas,

un jour tu comprendras ce qui me pousse à le dire.

Essaies de comprendre qu’à mon âge

on ne vie pas on survie.

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Un jour tu découvriras que malgré mes erreurs

je n’ai toujours voulu que le meilleur pour toi,

que j’ai tenté de te préparer la route.

Donnes moi un peu de ton temps,

donnes moi un peu de ta patience,

donnes moi une épaule

sur laquelle poser ma tête

de la même façon que je l’ai fait pour toi.

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Aides moi à avancer,

aides moi à finir mes jours

avec amour et compréhension,

en échange je n’aurais que mon sourire

et l’immense amour que j’ai toujours eu pour toi.

Je t’aime mon fils.

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11 juillet, 2016 à 21 h 43 min | Commentaires (0) | Permalien


Tant de belles choses

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Même s’il me faut lâcher ta main
Sans pouvoir te dire « à demain »
Rien ne défera jamais nos liens.
Même s’il me faut aller plus loin
Couper les ponts, changer de train,
L’amour est plus fort que le chagrin.

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L’amour qui fait battre nos cœurs
Va sublimer cette douleur,
Transformer le plomb en or !
Tu as tant de belles choses à vivre encore.
Tu verras au bout du tunnel
Se dessiner un arc-en-ciel
Et refleurir les lilas.

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Tu as tant de belles choses devant toi.
Même si je veille d’une autre rive,
Quoi que tu fasses, quoi qu’il t’arrive,
Je serai avec toi comme autrefois.
Même si tu pars à la dérive,
L’état de grâce, les forces vives
Reviendront plus vite que tu ne crois.

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Dans l’espace qui lie le ciel et la terre
Se cache le plus grand des mystères
Comme la brume voilant l’aurore.
Il y a tant de belles choses que tu ignores :
La foi qui abat les montagnes,
La source blanche dans ton âme,
Penses-y quand tu t’endors :
L’amour est plus fort que la mort.

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Dans le temps qui lie ciel et terre
Se cache le plus beau des mystères.
Penses-y quand tu t’endors :
L’amour est plus fort que la mort.

(Françoise Hardy) 

10 juillet, 2016 à 13 h 54 min | Commentaires (0) | Permalien


Demain, des l’aube

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Demain, des l’aube, à l’heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m’attends.
J’irai par la forêt,j’irais par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

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Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées,
Sans rien voir au-dehors, sans entendre aucun bruit,
Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées,
Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.

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Je ne regarderai ni l’or du soir qui tombe,
Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur,
Et quand j’arriverai, je mettrai sur ta tombe
Un bouquet de houx et de bruyère en fleur.

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Victor Hugo

( A L’Aube de nos vies)

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7 juillet, 2016 à 21 h 30 min | Commentaires (0) | Permalien


–Vieillir ensemble–

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Et plus les années passent
Plus tu prends de place
Dans cet univers
Que j’ai fait pour toi
C’est un face-à-face
Qui dure depuis longtemps déjà

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Les saisons se suivent
Il faut bien les suivre
Avec le soleil
Et les jours de pluie
Et quoi qu’il arrive
Je t’aimerai plus aujourd’hui.

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Vieillir ensemble
Parfois il me semble
Que c’est long une vie
Quand on veut
Vieillir ensemble
Avec le cœur qui tremble
Pour le moindre souci
Pour le moindre souci

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L’amour qui s’attarde
Quand on se regarde
Dans la nuit qui vient
Brûler nos chagrins
Le bonheur musarde
Dis-moi que nous irons plus loin

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Vieillir ensemble
Parfois il me semble
Que c’est court une vie
Quand on veut
Vieillir ensemble
Dans ce monde qui tremblent
Comme il tremble aujourd’hui
Comme il tremble aujourd’hui.

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❣Daniel Guichard (A l’aube de nos vies)

6 juillet, 2016 à 14 h 54 min | Commentaires (0) | Permalien


–Si tu as besoin d’un ami–

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Si tu as besoin d’un ami
N’oublie pas je suis toujours là.
On a parfois dans la vie
Des moments où plus rien ne va

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Quand on a perdu son chemin
Ou quand vient la fin d’un amour.
Si on veut parler à quelqu’un
Un chagrin est déjà moins lourd.

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J’ai moi aussi comme toi
De la peine et bien des ennuis
Et je voudrais quelques fois
Être sûr d’avoir un ami

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Je pourrais garder ton secret
Si tu veux pour toute la vie
Et je crois que je comprendrai
Ce que d’autres n ´ont pas compris

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N’oublie pas que je suis là
Ne l’oublie pas
Si tu as besoin de moi
Pense à moi
Pense à moi.

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Richard Antony ( page À l’Aube de nos vies )

2 juillet, 2016 à 14 h 51 min | Commentaires (1) | Permalien


Y a deux enfants qui sont assis

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Y a deux enfants qui sont assis
Sur le bord d’un trottoir
Il est cinq heures et l’école est finie
Ils se racontent des histoires

Pour toi la vie dis-moi, c’est quoi dit le petit
Manger des glaces et cætera répond le grand
Moi j’aime les glaces mais j’aime pas les cætera
J’préfère cent fois le chocolat
La la la pleure pas boulou
La la la on changera tout

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Moi c’est mon père qu’est pas commode
Un verre de trop et c’est parti
J’passe la nuit derrière la commode
Les voisins appellent la police à cause du bruit

Chez moi peut-être c’est plus sympa
Répond le p’tit évidemment
Mon vieux il est parti d’chez moi
Maman dit qu’il ne me manque pas
Moi j’aimerais qu’il soit encore
La la la pleure pas boulou
La la la on changera tout
La la la pleure pas boulou
La la la on changera tout

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Tu sais ma mère elle a toujours
Les larmes aux yeux
Y a des jours où j’voudrais comprendre
Tu sais les vieux ça les rend
Dingue d’être des vieux
J’vais t’expliquer

Plus on est grand et plus c’est pire
Moins c’est marrant
Moins on est gai et moins
Qu’on s’arrête évidemment
Moins qu’on est p’tit et plus c’est moins
Qu’on est pas grand
Et c’est pour ça qu’elle est si triste et puis voilà
La la la pleure pas boulou
La la la on changera tout
La la la pleure pas boulou
La la la on changera tout

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Salut petit il faut que j’rentre dit le plus grand
Reste avec moi encore un peu dit le petit
Il faut qu’j'attende encore dehors un bon moment
Ma mère ne rentre que vers huit heures et demi

Y a deux enfants qui sont assis
Sur le bord d’un trottoir
Il y a un grand et un petit à côté de lui
Adieu p’tit mec

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À demain si t’es encore
La la la pleure pas boulou
La la la on changera tout
La la la pleure pas boulou
La la la on changera tout
La la la pleure pas boulou
La la la on changera tout
La la la pleure pas boulou
La la la on changera tout.

Pierre Bachelet  

(A L’Aube de nos Vies ) 

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1 juillet, 2016 à 15 h 39 min | Commentaires (0) | Permalien


Ma France

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De plaines en forêt de vallons en collines
Du printemps qui va naître

à tes mortes saisons 
De ce que j’ai vécu à ce que j’imagine
Je n’en finirais pas d’écrire ta chanson

Ma France

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Au grand soleil d’été qui courbe la Provence
Des genêts de Bretagne aux bruyères d’Ardèche
Quelque chose dans l’air à cette transparence
Et ce goût du bonheur qui rend ma lèvre sèche

Ma France

Cet air de liberté au-delà des frontières
Aux peuples étrangers qui donnaient le vertige
Et dont vous usurpez aujourd’hui le prestige
Elle répond toujours du nom de Robespierre

Ma France

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Celle du viel Hugo tonnant de son exil
Des enfants de cinq ans travaillant dans les mines
Celle qui construisit de ses mains vos usines
Celle dont monsieur Thiers a dit qu’on la fusille

Ma France

Picasso tient le monde au bout de sa palette
Des lèvres d’Éluard s’envolent des colombes
Ils n’en finissent pas tes artistes prophètes
De dire qu’il est temps que le malheur succombe

Ma France

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Leurs voix se multiplient à n’en plus faire qu’une
Celle qui paie toujours vos crimes et vos erreurs
En remplissant l’histoire de ses fausses communes
Que je chante à jamais celle des travailleurs

Ma France

Celle qui ne possède en or que ses nuits blanches
Pour la lutte obstiné de ce temps quotidien
Du journal que l’on vend le matin d’un dimanche
À l’affiche qu’on colle au mur du lendemain

Ma France

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Qu’elle monte des mines descende des collines
Celle qui chante en moins la belle la rebelle
Elle tient un avenir, serré dans ses mains fines
Celle de trente-six à soixante-six chandelles

Ma France.

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Jean Ferrat (A l’Aube de nos Vies)

1 juillet, 2016 à 14 h 32 min | Commentaires (0) | Permalien


Ma jeunesse fout l’camp

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Ma jeunesse fout l’camp
Sur un air de guitare
Elle sort de moi-même
En silence à pas lents
Ma jeunesse fout l’camp
Elle a rompu l’amarre
Elle a dans ses cheveux
Les fleurs de mes vingt ans

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Nous n’irons plus au bois
Voici venir l’automne
J’attendrai le printemps
En effeuillant l’ennui
Il ne reviendra plus
Et si mon cœur frissonne
C’est que descend la nuit
C’est que descend la nuit

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Nous n’irons plus au bois
Nous n’irons plus ensemble
La jeunesse fout l’camp
Au rythme de tes pas
Si tu savais pourtant
Comme elle te ressemble
Mais tu ne le sais pas
Mais tu ne le sais pas.

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Francoise Hardy 

29 juin, 2016 à 21 h 08 min | Commentaires (0) | Permalien


L’Art de Vieillir

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Vieillir,se l’avouer à soi-même et le dire
tout haut, non pas pour voir protester les amis,
mais pour y conformer ses goûts et s’interdire
ce que la veille encore on se croyait permis.

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Avec sincérité, dès que l’aube se lève,
Se bien persuader qu’on est plus vieux d’un jour ;
à chaque cheveux blanc, se séparer d’un rêve
et lui dire tout bas un adieu sans retour.

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Aux appétits grossiers, imposer d’âpres jeunes,
et nourrir son esprit d’un solide savoir,
devenir bon, devenir doux, aimer les fleurs,
aimer les jeunes, comme on aima l’espoir.

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Se résigner à vivre un peu sur le rivage,
tandis qu’ils vogueront sur les flots hasardeux,
craindre d’être importun sans devenir sauvage,
se laisser ignorer tout en restant près d’eux.

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Vaquer sans bruit aux soins que tout départ réclame,
prier et faire un peu de bien autour de soi,
sans négliger son corps, parer surtout son âme,
chauffant l’un aux tisons, l’autre à l’antique Foi.
Puis un beau soir, discrètement, souffler la flamme
de sa lampe et mourir parce que c’est la loi.

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❣ Jean Fabié ( page À L’aube de nos Vies)

27 juin, 2016 à 17 h 18 min | Commentaires (0) | Permalien


Il faudra leur dire

 

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Si c’est vrai qu’il y a des gens qui s’aiment
Si les enfants sont tous les mêmes
Alors il faudra leur dire
C’est comme les parfums qu’on respire
Juste un regard
Facile à faire
Un peu plus d’amour que d’ordinaire.

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Puisqu’on vit dans la même lumière
Même s’il y a des couleurs qu’ils préfèrent
Nous on voudrait leur dire
C’est comme les parfums qu’on respire
Juste un regard
Facile à faire
Un peu plus d’amour que d’ordinaire

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Juste un peu plus d’amour encore
Pour moins de larmes
Pour moins de vide
Pour moins d’hiver
Puisqu’on vit dans les creux d’un rêve
Avant que leurs mains de touchent nos lèvres
Nous on voudrais leur dire
Les mots qu’on reçoit
C’est comme les parfums qu’on respire
Il faudra leur dire
Facile à faire
Un peu plus d’amour que d’ordinaire

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Si c’est vrai qu’il y a des gens qui s’aiment
Si les enfants sont tous les mêmes
Alors… Il faudra leur dire
Les mots qu’on reçoit
C’est comme des parfums qu’on respire
Il faudra leur dire
Facile à faire.

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❣ Francis Cabrel

 (Page : A L’Aube de nos Vies ) 

27 juin, 2016 à 13 h 53 min | Commentaires (0) | Permalien


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